Auxiliaires… de vie

By Non classé No Comments

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef

Dans son livre publié en 2018, Bullshit Jobs (1), l’anthropologue David Graeber dénonçait ces « emplois à la con » inutiles, où le salarié éprouve un sentiment de vacuité totale. Et il conseillait, pour connaître la valeur d’un travail, d’imaginer les conséquences sociétales de sa disparition. Eh bien, nous y sommes ! Il y a aujourd’hui des Français qui ne sont pas partis à la campagne, qui ne peuvent pas se réfugier derrière leur ordinateur en télétravail. Les médecins, les infirmières évidemment. Mais aussi tous ces emplois du « care », ces services aux personnes, et notamment aux plus âgées, qui se sont multipliés ces dernières années.

Les « auxiliaires de vie » – un si joli nom ! – font aujourd’hui partie des personnes les plus exposées au risque de l’épidémie, puisqu’en contact avec les seniors. Elles continuent pourtant à œuvrer dans l’anonymat le plus total. « Elles », car ce sont des femmes, généralement. Et pour la majorité issues de la « diversité », comme on dit pudiquement. Des emplois précaires, souvent mal payés, aux conditions de travail dures car souffrant de sous-effectifs chroniques, et relativement déconsidérés. Ce sont elles qui, au quotidien, s’occupent de la toilette, des repas, et qui aident, par tous ces gestes si essentiels, nos aînés dépendants à vivre.

Si ces femmes prennent aujourd’hui tous les risques, elles continuent à le faire pour un salaire modeste. Et je n’ai pas entendu de groupe de maisons de retraite évoquer une prime. Elles ont souvent des trajets longs, et rarement leur propre voiture. De ce fait, elles prennent de plein fouet les ralentissements des transports en commun. Elles laissent le matin leurs enfants avec la boule au ventre devant la crainte d’attraper le virus et de le transmettre ensuite à leurs proches. Leur travail s’est singulièrement compliqué : elles doivent faire face, à domicile comme en établissement, à des personnes âgées angoissées, un peu perdues, et qui ne comprennent pas forcément pourquoi elles n’ont plus de visite, pourquoi elles doivent désormais manger seules dans leur chambre, pourquoi certains jours, on n’a même pas pensé à les sortir du lit.

La semaine dernière, dans un courrier adressé au ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran, les professionnels du secteur ont demandé de manière urgente plus de moyens dans les Ehpad : manque de personnel, établissements submergés par les cas de contagion et les malades. Parfois, déjà, ce sont des voisins attentifs qui viennent porter les repas, car il n’y a plus de service. Un cri d’alarme qui a remis en lumière la situation extrêmement précaire de notre système de dépendance, que, malgré les rapports parlementaires, les enquêtes des médias, nous n’avons pas su ou pas voulu prendre en compte.

Nous devons espérer que ces femmes, malgré tout, continuent à parcourir leurs kilomètres dans nos villes désertes pour venir s’occuper de nos anciens. Qu’elles poursuivent encore les visites à domicile prévues chez ceux qui n’ont plus de famille. Qu’elles passent dans les chambres des Ehpad, remettent l’oreiller droit, caressent la main, y ajoutent un sourire, parlent pour redonner confiance… « Tout cela, c’est notre lot quotidien, m’a écrit cette semaine Marie-Claude, technicienne en intervention sociale et familiale, parce qu’on aime que, après notre passage, les gens aillent bien si possible. Ou mieux, en tous les cas. »

Je ne sais pas si, une fois sortis de la crise, nous saurons réévaluer ces tâches à leur vrai prix, et tirer les conséquences du vieillissement de la population. En attendant, je vous propose, ce soir, lorsque vous applaudirez médecins et infirmières, d’avoir aussi une pensée pour ces « auxiliaires » qui continuent à porter un peu de vie auprès de ceux que nous avons dû abandonner.

Vous avez des besoins ? Nous avons les solutions ! Contactez Ozange.net.

By Non classé No Comments

Qu’il s’agisse d’un besoin d’entretien du domicile, de repassage, d’aide à la personne, d’entretien des locaux ou d’une recherche de solution d’accès à l’emploi, nous sommes l’interlocuteur qu’il vous faut. Nous avons l’art d’allier les besoins de nos clients et de nos salarié(e)s, et ce depuis 35 ans. Ces rencontres professionnelles nous font avancer, évoluer pour répondre toujours mieux aux nécessités de la vie quotidienne de toutes et tous.
C’est ce que résume l’article paru dans le Style and Co, édition de mars n°111, que nous vous faisons découvrir dans son intégralité !

Nous remercions l’équipe de STYLE & CO Amiens qui a su, comme toujours, retranscrire le plus justement possible l’esprit qui caractérise l’ OZANGE attitude !

Style and Co, édition de mars 2020 n°111

Avec OZANGE.net, faites entrer la lumière !

By Nettoyage

Profitez des moments de bien être dispensés par les rayons de soleil et faites entrer la lumière dans votre intérieur.

Sur simple contact, organisez avec notre équipe de professionnels le nettoyage de vos vitres et vérandas. Notre commerciale vous établira un devis personnalisé et sans engagement après une rencontre à votre domicile !

Ne manquez pas cette occasion de vous libérer du temps !

Pour avoir toutes les informations sur cette offre : Tél. 03 22 71 20 00,
ou directement au siège de l’association au 30 route d’Abbeville à Amiens,
ou par mail : info@ozange.net
ou via le formulaire de contact sur notre site internet www.ozange.net

OZANGE.net mise à l’honneur dans l’hebdomadaire Picardie Lagazette.

By Ozange

Le 03 décembre, nous avons accueilli l’équipe de Picardie Lagazette.

Ce fut l’occasion de mettre en lumière nos différents secteurs d’activités, les diverses actions menées individuellement ou dans le cadre du club SIAE Samariens et autres partenariats.

Enfin et surtout, il a été important pour nous d’évoquer les valeurs qui nous sont chères et l’objectif qui porte notre association : L’insertion par l’activité économique.

Nous remercions chaleureusement toute l’équipe de Picardie La Gazette pour la qualité des échanges lors de cette rencontre.

Retrouvez l’intégralité de l’interview réalisée le 03 décembre, dans les locaux d’OZANGE.net,
via le lien ci dessous

https://www.picardiegazette.fr/…/ozange-net-se-met-au-serv…/

OZANGE.net change les règles !

By Ozange

Par votre préférence solidaire, Ozange.net a accompagné 233 personnes à l’emploi.

Ce résultat est le fruit du travail de nos équipes au quotidien mais il n’existerait pas sans votre préférence solidaire. Quand vous choisissez OZANGE.net vous participez à une solidarité active qui offre un travail à des personnes qui ont aussi envie de s’employer pour le bien des autres. Repasser, nettoyer, accompagner sont des gestes techniques mais aussi des gestes d’attention à l’égard des autres.

Engageons cette nouvelle année sous le signe de l’attention aux autres. Pour cela nous avons préparé une petite liste :

1 – Appeler un ami une fois par semaine
2 – Prendre le temps de préparer un bon repas équilibré
3 – Féliciter les belles actions et réussites des personnes qui nous entourent
4 – Offrir 2 heures de ménage chez OZANGE, pour 2 heures de liberté
5 – Sourire à une personne que l’on croise
6 – Toujours être courtois ! l’attention reçue par l’autre est susceptible de changer sa journée !

Pour 2020, OZANGE.net vous souhaite une année heureuse et solidaire !

Offrez la carte cadeau OZANGE.NET

By Ménage à domicile, Nettoyage

Grâce à OZANGE.NET, offrez du temps à vos proches ! 2 heures de ménage offertes, c’est aussi 2 heures de liberté.

Nous le savons, le temps est précieux, et nous sommes nombreux à en manquer !

Vous manquez d’inspiration pour faire plaisir à vos proches ? Vous cherchez un cadeau utile ?
Quoi de mieux que d’offrir du temps à ceux que l’on aime ?

OZANGE.NET vous propose une carte cadeau d’une valeur de 41 euros pour deux heures d’entretien du domicile, sans engagement, sans frais de dossier.

Deux heures pendant lesquelles l’entretien de la maison n’est plus un souci ! Deux heures de liberté !

Pour avoir toutes les informations sur cette offre : tél. 03 22 71 20 00,
ou directement au siège de l’association au 30 route d’Abbeville à Amiens,
ou par mail : info@ozange.net
ou via le formulaire de contact sur notre site internet www.ozange.net

Le Club IAE Samarien agitateur d’énergies pour l’emploi, sur les ondes de France Inter.

By Ozange
Philippe Bertrand, dans la chronique Carnets de Campagne s’est intéressé au Club IAE Samarien agitateur d’énergies pour l’emploi !

Philippe Bertrand était présent dans la Somme toute la semaine du 14 au 18 octobre 2019

À cette occasion, Sabine Verhaegen, directrice du Groupe Economique et Solidaire Ozange.net et co fondatrice du club IAE en partenariat avec les associations Aprémis, Somme Emploi Service, Cap Intérim France, Somme Nature Groupe, Amiens Avenir Jeune, L’îlot et Chiffons d’essuyage, a été interviewée pour promouvoir et informer sur les différentes actions du Club et mettre en lumière l’Insertion par l’Activité Economique !

Cet entretien a été diffusé le lundi 14 octobre entre 12h30 et 12h45.

Il peut être écouté en podcast sur le site franceinter.fr

26éme Festival du Conte et de la Calligraphie organisé par l’ACIP d’Amiens (Association Cultures Insertion Prévention)

By Ozange
Cette année, le 26 novembre 2019, Michel D’Anastasio artiste peintre calligraphe, est venu chez Ozange.net

Michel D’Anastasio, 47 ans, exerce comme artiste et calligraphe à Paris depuis une vingtaine d’années.

Son travail porte sur l’harmonie des lettres hébraïques et latines ainsi que sur les signes abstraits.

OZANGE mise à l’honneur par Michel Anastasio

Ces chenilles grandissent grâce à la chaleur des fers à repasser

By Ozange, Repasserie

Pour faire grandir ses chenilles destinées à l’alimentation des caméléons, la société LepidUP récupère la vapeur émise par les fers de la Repasserie Ozange.net.

Voilà une histoire aussi belle qu’incroyable. Elle commence en février dernier, dans les locaux de la Repasserie Ozange.net, une structure d’insertion située route d’Abbeville. Ce jour-là, la directrice du site, Sabine Verhaegen, décide de faire visiter les locaux de sa société aux futurs entrepreneurs de l’incubateur Amiens cluster, dont elle est marraine. Parmi eux : trois créateurs d’entreprise étrangement intéressés par la vapeur sortant des fers de la Repasserie. « Une chaleur humide : c’est tout ce dont nous avions besoin », sourit Boris Mirvaux, qui souhaitait alors lancer, avec Vianney Patratdelon et Albert Nguyen Van Nhien, un élevage de chenilles destinées à l’alimentation des reptiles.

La chaleur humide de la Repasserie permet de chauffer le local des chenilles.

« Ils voulaient absolument s’installer au-dessus de la Repasserie, ils étaient déterminés, cela avait du sens », se souvient Sabine Verhaegen. Et leur volonté a payé. En mai dernier, les trois créateurs de l’entreprise LedipUP ont pu emménager au premier étage du bâtiment. Ils ont créé une pièce parfaitement isolée, raccordée à l’extracteur de la Repasserie, pour accueillir leurs petites bêtes, des bébés Bombyx eri. Les premières dizaines sont arrivées au début de l’été. Depuis, ces chenilles mesurant à peine quelques millimètres ont bien grandi. Nourries uniquement aux feuilles de troène, de laurier palme ou de lilas (lire aussi par ailleurs), elles ont atteint les cinq centimètres. Après un passage dans leur cocon, elles sont devenues papillons et ont pondu des œufs. Entre 100 et 200 par ponte.

Cinq mois plus tard, l’élevage compte en moyenne près de 4 000 spécimens. Vendues 60 centimes pièce, ces chenilles quittent le nid au gré des commandes. « Nous en expédions en France, mais aussi dans des pays proches. Le transfert se fait en livraison express car, même avec la nourriture que nous leur laissons, elles ne peuvent pas tenir plus de 2-3 jours dans leur boîte », explique Boris Mirvaux.